Comment écrire la conclusion de sa thèse ?

Vous vous demandez comment vous trouverez encore le courage d’écrire une conclusion quand vous aurez fini de rédiger votre thèse … Et surtout, qu’est-ce que vous pourrez bien trouver encore à dire d’intéressant ?!!

La conclusion générale est une partie très importante de la thèse, et pourtant on est souvent à bout de souffle quand on y arrive.

Voici quelques conseils pour réussir tout de même cette dernière étape de la rédaction.

Préparez-vous avant d’écrire votre conclusion générale

L’idéal est de faire une petite pause entre la fin de la rédaction du corps du texte et la rédaction de la conclusion. Cela vous permettra de souffler, de prendre de la « distance » avec votre thèse, pour y revenir ensuite avec l’esprit plus clair.

Vous n’aurez peut-être pas le temps de faire cette pause ; mais essayez tout de même de ne pas vous lancer à corps perdu dans la rédaction de la conclusion, et ménagez-vous une petite phase de réflexion et de préparation avant d’écrire.

  • Relisez votre thèse rapidement une dernière fois (relecture en diagonale, pour avoir une idée d’ensemble. Je ne parle pas d’une révision en détail).
  • Réfléchissez :  quel est le message le plus important, le plus innovant de votre thèse ? Quel phénomène central avez-vous décrit qui n’avait pas été décrit ainsi auparavant? Et quelles conséquences cela peut-il avoir pour ceux qui feront de la recherche après vous ?

Maintenant, vous pouvez commencer à rédiger la conclusion.

Que contient la conclusion ?

La taille de la conclusion varie selon les disciplines. Consultez des thèses de votre discipline pour avoir une idée précise de sa forme. Vous trouverez aussi des exemples sur internet (ici notamment).

Quoiqu’il en soit, toutes les conclusions doivent contenir :

  • Bien sûr, une synthèse (un résumé) de votre argument. Reprenez votre question de recherche, expliquez les pas que vous avez faits pour y répondre à travers les différents chapitres. Grâce à ce résumé, on doit bien sentir comment les différentes parties de la thèse s’articulent et « tiennent » bien ensemble, pourquoi le cheminement est cohérent.
  • Après cet exposé de votre cheminement argumentaire, énoncez très clairement ce que vous répondez, finalement, à la question de recherche. Mettez en avant votre position de chercheur. C’est difficile car cela implique une prise de risque de votre part : vous devez exprimer un point de vue original, c’est-à-dire peut-être différent de ce qui s’était fait ou dit avant. Cette originalité est une force, du moment que vous avez des arguments basés sur des données pour soutenir votre position.
  • Mettez à présent votre recherche en perspective : rappelez les positions des principaux auteurs qui traitent de votre thème et expliquez en quoi votre recherche a confirmé, complété ou infirmé leurs positions.
  • Soulignez les « limitations » de votre recherche. En fait je devrais peut-être plutôt dire « les limites », car toute recherche est « finie », elle a des frontières. Il y a toujours des points que vous avez moins bien traités ou que vous avez décidé de ne pas traiter. Si cela vous semble important rappelez pourquoi, mais ne soyez pas négatif envers votre travail.
  • Cela vous permettra d’embrayer sur les « perspectives ». Une thèse peut être considérée comme le début d’un processus de recherche ; il y a toujours des choses à compléter, et vous ou un autre chercheur compléterez les travaux. Dites quelles sont les orientations intéressantes qui se dégagent et pourront être approfondies lors de recherches ultérieures.

Attention : n’introduisez aucun élément d’analyse nouveau au stade de la conclusion (de nouvelles données notamment).

Vous avez dû le remarquer, la conclusion prépare en fait la soutenance, elle vous permet de fourbir vos armes pour celle-ci. Le discours de soutenance sera plus facile à écrire si vous avez fait une bonne conclusion (pour voir comment faire un discours de soutenance, consultez cet article)

Si vous n’en êtes pas encore à faire votre conclusion générale, mais que vous devez faire régulièrement les « petites » conclusions de chapitres et de sections de votre thèse, vous serez intéressé(e) par cette vidéo.

Alors, prêt pour cette fameuse ‘dernière ligne droite’ ? Laissez-moi des commentaires ci-bas !

2 commentaires

  1. J’étais désemparée après avoir rendu une première version de ma conclusion car ma directrice (qui est toujours très juste) m’avait simplement répondu ce que j’avais écrit n’était pas une conclusion. C’est difficile dans ce cas de reprendre et votre article m’a aidée à prendre une autre direction pour essayer de dépasser ma première version. Je ne sais toujours pas si c’est bon, mais au moins c’est autre chose donc l’espoir est permis, alors que je ne parvenais pas à me dépêtrer du même mauvais schéma de conclusion. Il était temps, je n’ai plus qu’une semaine….merci !

  2. Je ne suis pas encore arrivé à la phase de rédaction de la conclusion, car, je suis encore en phase de rédaction du corps de ma thèse, mais ces conseils me permettent de prendre de dispositions pour respecter les étapes pour mieux rédiger cette partie importante le moment venu.

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