Une question au coeur de votre recherche (partie 2)

Si vous avez lu la première partie de l’article, vous savez pourquoi il est fondamental de garder en tête une question centrale lors des différentes phases de votre travail, et de la reformuler régulièrement. Mais comment être sûr de poser une bonne question ? C’est ce que nous allons voir à présent.

Pour tout ce qui suit, je me suis beaucoup inspirée du « Manuel de recherche en sciences sociales » de Van Campenhoudt et Quivy (éditions Dunod). J’en profite pour vous en recommander la lecture.

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Une question au coeur de votre recherche (partie 1)

Pourquoi est-il indispensable d’avoir en tête une question centrale quand on réalise un mémoire ou une thèse ? C’est ce que nous allons voir aujourd’hui.

Un travail de recherche, qu’il s’agisse d’un mémoire ou d’une thèse (ou tout autre type de travail d’analyse) a tendance à être foisonnant ; car il s’agit d’approfondir l’étude d’un sujet et d’en chercher les tenants et les aboutissants. Or il arrive que, pendant une soutenance par exemple, l’un des jurés demande au candidat quelle est la question principale de sa recherche… Par là-même, on lui demande une ultime synthèse de son questionnement ; cette synthèse peut donner sens à tout le travail. Il est difficile pour le candidat de répondre de façon satisfaisante s’il n’a pas fait, tout au long du processus de recherche, l’effort de résumer son questionnement, d’en rechercher l’essence.

Question de recherche, problématique… De quoi parle-t-on ?

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Peut-on bien vivre la critique ?

Vous venez enfin de recevoir les évaluations de l’article que vous souhaitez publier… Ou bien des remarques sur ce chapitre de votre thèse que vous avez donné à relire. Vous ouvrez le message et vous découvrez… des critiques. Des commentaires sur ce qui ne va pas. Des suggestions que vous n’avez pas envie d’entendre. Une bouffée d’émotions négatives vous envahit… Oui, c’est vrai, ce n’est pas facile de recevoir des observations sur votre travail de recherche. Pourtant, pour avancer sans vous enfermer dans votre coquille, vous allez devoir accueillir les critiques, les comprendre, évaluer leur pertinence et leur capacité à éclairer votre travail. Voici quelques pistes pour mieux vivre cette épreuve qui se reproduira souvent dans votre vie de chercheur.Continue reading →

Rédiger… quand on n’est pas francophone

Dans cet article, je vais m’intéresser à ce que vivent les étudiants et chercheurs étrangers dont le Français n’est pas la langue natale. Si vous êtes dans ce cas, vous devez préparer avec soin la rédaction, puis l’étape de la relecture et de la correction pour éviter les mauvaises surprises.

Vérifiez si votre université propose des ateliers d’écriture ou des cours de langue adaptés à votre niveau, et n’hésitez pas à vous inscrire. Mais je vais être franche : il n’y a pas beaucoup de moyens pour aider les étudiants étrangers dans les universités françaises (ce qui est vraiment dommage). Si vous rédigez une thèse ou un mémoire, vous n’aurez pas d’accompagnement spécial, et vous vous sentirez sans doute un peu seul face aux difficultés de la langue française.

Peut-être même que vous en viendrez à vous dire : « est-ce que je ne ferais pas mieux de rédiger mon travail dans ma langue natale et payer ensuite un traducteur ? »

Je vous propose qu’on réfléchisse à toutes ces questions.

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5 conseils pour un travail de terrain efficace

Ça y est ! Vous êtes prêt pour vous rendre sur votre terrain. Vous avez passé un certain nombre d’heures dans les bibliothèques, peut-être avez-vous déjà forgé quelques hypothèses sur votre sujet de recherche, et maintenant, vous allez confronter vos premières idées à la « réalité ». C’est un moment décisif dans une recherche : alors, comment être sûr de ne pas passer à côté de quelque chose d’important ? De poser les bonnes questions, de faire les bonnes observations, de s’adresser aux bonnes personnes ?

Que cherchez-vous?

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